La jolie ville de Salies tire son nom, sa renom­mée et sa richesse de sa source d’eau salée. Dès le XVIème siè­cle , lorsque les rois de Navarre quit­taient leur château de Pau pour celui de Bel­locq (tout proche de Salies), les belles dames de la cour venaient se baign­er à Salies. On racon­tait déjà l’histoire de ce san­gli­er qui, blessé à mort par des chas­seurs, alla se soign­er à la source salée que les hommes n’avaient pas encore décou­verte, leur dévoilant à l’époque où le sel se négo­ci­ait à prix d’or, un véri­ta­ble trésor.

Le san­gli­er fig­ure sur les armes de la ville et chaque année, le deux­ième week end de sep­tem­bre, la fête du sel donne lieu à de grandes réjouis­sances : Grand marché aux salaisons car le sel de Salies sert à la con­ser­va­tion de jam­bons et autres char­cu­ter­ies de choix, cor­so fleuri, chants et dans­es du Béarn et la course des por­teurs de sameaux, ces récip­i­ents dans lesquels autre­fois était trans­portée l’eau avant l’extraction du sel. Plein, un sameau pèse près de 150 kg !

Sept fois plus salée que l’eau de mer et infin­i­ment moins iodée, l’eau ther­male de Salies de Béarn est riche en chlorures, sodi­um, brome, iode et mag­né­si­um. Elle com­porte une cer­taine quan­tité de tous les oli­go-élé­ments. Ses pro­priétés per­me­t­tent de soign­er les affec­tions de rhu­ma­tolo­gie, mais aus­si nom­bre d’affections gyné­cologiques ain­si que les prob­lèmes de crois­sance que ren­con­trent enfants et adolescents.